Une variante était proposée à Mark Cavendish dans les rues de
Saint-Fargeau, avec une arrivée en montée susceptible de donner une
chance à des puncheurs. L’analyse du profil n’a
manifestement pas instauré le moindre doute dans l’esprit du
maître des sprints, qui a une fois encore mis à contribution ses
équipiers pour reprendre les deux échappés du jour, Van Summeren (SIL) et Sapa
(LAM). La mécanique Columbia a ensuite placé « Cav » dans la
meilleure position possible pour les cent derniers mètres. En
résistant au retour plutôt convaincant de Tyler Farrar, Cavendish
remporte sa quatrième victoire, égalise son score établi en 2008,
et s’empare du maillot vert.
Dès le premier kilomètre de course, Roulston (CTT) et Beppu (SKS)
tentent d’accélérer. Mais le vent favorable qui pousse le
peloton complique la tâche des attaquants, repris au km 7. L’allure
rapide empêche ensuite une réelle échappée de se former, tout comme
une courte interruption de la course, bloquée par un obstacle sur
la voie au km 15. C’est ensuite dans un contexte de
confusion, après une chute au km 24, que Van Summeren (SIL) et Sapa
(LAM) prennent le large, juste avant le passage sur la ligne du
sprint de Quincy.
Le duo d’échappés doit faire face à un peloton actif et
vigilant, qui maintient tout au long de la journée un rythme
soutenu. Dans ces conditions, l’écart maximal obtenu par Van
Summeren et Sapa est enregistré au km 40, avec
4’45’’. Les équipes Columbia et AG2R
contraignent les attaquants à puiser dans leurs réserves : après
trois heures de course, la moyenne constatée est de 44 km/h, mais
l’écart n’est plus que de
2’30’’.
Dans l’ascension de la côte de Perreuse, Van Summeren et Sapa
sentent la menace du peloton se préciser. Le dernier point
qu’ils laissent en jeu au sommet est l’objet
d’une bataille entre Pellizotti, Martinez et Kern, remportée
par l’Italien. Mais à 42 kilomètres de l’arrivée, les
équipes Garmin et Rabobank commencent à s’intéresser
également au final du jour. Les mouvements à l’avant du
peloton laissent croire qu’un sprint massif est en
maturation.
A 15 kilomètres de
l’arrivée, avec 30’’ de marge, le verdict
est déjà prononcé pour les deux échappés, qui sont réintégrés avec
autorité par le train de Columbia et le reste du peloton à 5 km de
l’arrivée. Mark Cavendish, emmené par un groupe homogène et
une mécanique huilée au millimètre, est accompagné jusqu’aux
cents derniers mètres. Malgré la pente qui avait introduit un doute
sur ses possibilités de victoire, Cavendish résiste encore une fois en
puissance au retour de ses rivaux. Cette fois-ci,
c’est Tyler Farrar qui s’est le plus rapproché du
hold-up. Mais ni lui, ni Thor Hushovd n’ont pu empêcher « Cav
» de reprendre le maillot vert.
Maillot jaune:
r.Nocentini
Maillot vert: M.
Cavendish
Maillot à pois:
E.Martinez
Mailot blanc: t.Martin
Comabatif: Van Summeren











