16eme étape: Martigny-Bourg St Maurice:Astarloza rend fièr le pays basque!  (Tour de France) posté le vendredi 24 juillet 2009 14:06

L''Espagnol Mikel Astarloza a fait triompher les couleurs orange de l'équipe basque Euskaltel à l'arrivée de la 16e étape du Tour de France à Bourg-Saint-Maurice où son compatriote Alberto Contador est resté en jaune.
Pour son premier succès dans le Tour, le Basque s'est dégagé à 2.400 mètres de la ligne pour devancer de 6 secondes ses compagnons d'échappée.
Le Français Sandy Casar a pris la deuxième place -pour la sixième fois de sa carrière dans le Tour- devant un autre Français, Pierrick Fédrigo, le champion d'Irlande Nicolas Roche et le Belge Jurgen Van den Broeck.
Contador (Astana) a franchi la ligne au sein d'un premier peloton distancé de moins d'une minute dans cette étape de haute montagne.
Dans cette étape de 159 kilomètres, l'Italien Franco Pellizotti et le Russe Vladimir Karpets sont passés en tête au sommet du Grand Saint-Bernard (Km 40,5), le point le plus haut de ce Tour 2009 à l'altitude de 2.473 mètres. Ils ont été rejoints dans le val d'Aoste par un groupe de 16 contre-attaquants sur la partie italienne du parcours.
Pellizotti est reparti à l'attaque avec Van den Broeck à 6 kilomètres du sommet du Petit Saint-Bernard. Ils ont été rejoints par Astarloza puis par le Français Amaël Moinard avant le passage de la frontière italo-française et la longue descente vers Bourg-Saint-Maurice.
Dans cette montée, le Luxembourgeois Andy Schleck est passé à l'offensive avec son frère Frank (qui a reculé par la suite) sans surprendre ni Contador ni le Britannique Bradley Wiggins. L'Américain Lance Armstrong, distancé dans un premier temps, est parvenu à revenir quelques minutes plus tard.


"Cette année, je suis venu avec l'objectif de gagner une étape", a déclaré Astarloza. "Le Tour n'est pas fini, je vais essayer de recommencer et aussi d'être placé au classement. J'ai déjà terminé dans les dix premiers (9e en 2007)".
A 29 ans, Astarloza affiche un palmarès maigrelet (classement final du Tour Down Under 2003) alors qu'il figure parmi les valeurs sûres du peloton espagnol: "Je roule bien, je grimpe bien mais je ne suis pas bon au sprint."

Contador a gardé intacte son avance sur ses suivants avant la prochaine étape, la plus difficile de l'épreuve a priori.
"C'était une étape difficile", a estimé le Madrilène. "Je m'attendais à l'attaque des Schleck. J'ai pu résister mais pas sans difficulté. Ils sont forts, surtout Andy. Mais je savais aussi qu'il y avait trente kilomètres de descente pour terminer".

Dans cette plongée vers la Haute-Tarentaise, l'Allemand Jens Voigt a chuté au début de la descente, sans perdre connaissance. Souffrant d'un traumatisme crânien selon un premier diagnostic médical, l'ancien maillot jaune du Tour (2001 et 2005) a été dirigé vers l'hôpital de Bourg-Saint-Maurice.

1. Mikel Astarloza (ESP/EUS) les 159,0 km en 4h14:20.
(moyenne: 37,510 km/h)
2. Sandy Casar (FRA/FDJ) à 0:06.
3. Pierrick Fédrigo (FRA/BBO) 0:06.
4. Nicolas Roche (EIR/ALM) 0:06.
5. Jürgen Van den Broeck (BEL/SIL) 0:06.
6. Amaël Moinard (FRA/COF) 0:06.
7. Franco Pellizotti (ITA/LIQ) 0:11.
8. Stéphane Goubert (FRA/ALM) 0:11.
9. Christophe Moreau (FRA/AGR) 0:59.
10. Alberto Contador (ESP/AST) 0:59.
11. Vincenzo Nibali (ITA/LIQ) 0:59.

Le classement général après la 16e étape
1. Alberto Contador (ESP/AST) 67h33:15.
2. Lance Armstrong (USA/AST) à 1:37.
3. Bradley Wiggins (GBR/GRM) 1:46.
4. Andreas Klöden (GER/AST) 2:17.
5. Andy Schleck (LUX/SAX) 2:26.
6. Vincenzo Nibali (ITA/LIQ) 2:51.
7. Christophe Le Mével (FRA/FDJ) 3:09.
8. Frank Schleck (LUX/SAX) 3:25.
9. Carlos Sastre (ESP/CTT) 3:52.
10. Christian Vande Velde (USA/GRM) 3:59.

Avec une victoire sur le Tour de France, Mikel Astarloza ajoute une ligne de prestige à son palmarès.
« Je suis extrêmement heureux. C’est mon septième Tour de France, et j’essaye chaque année de gagner une étape. C’est un rêve qui se réalise, c’est le plus beau jour de ma vie. Cette victoire arrive tout en haut de la liste sur ce que j’ai fait dans ma carrière. J’ai attendu le meilleur moment pour attaquer, car je savais qu’au sprint, je ne serais pas le plus rapide. En revanche, je sais que je suis un bon rouleur et que sur deux kilomètres, je peux tenir une effort. Ce n’est pas facile, spécialement après une longue descente. J’ai regardé si les autres répondaient à l’attaque de Moinard, et j’ai saisi l’opportunité. Je me rappellerai de cette journée pendant très longtemps »

Maillot jaune: A.Contador
Maillot vert: T.Hushovd
Maillot à pois: F.Pellizotti
Maillot blanc: A.Schleck
combatif:F.Pellizotti

 

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15e étape: Pontarlier-Verbier: Le tournant du tour,Contador frappe un bon coup!  (Tour de France) posté le mardi 21 juillet 2009 10:55

La première étape des Alpes promettait une explication entre les prétendants au titre. Tout le peloton a retenu son souffle pendant l’essentiel de la journée, avant de se débrider dans l’ascension finale vers Verbier. Comme à Arcalis, Alberto Contador a placé une attaque à moins de 6 kilomètres de l’arrivée, lâchant immédiatement tous ses rivaux. Cette fois-ci, l’Espagnol ajoute à l’écart creusé sur ses adversaires, la victoire d’étape et le Maillot Jaune. Le vainqueur 2007 a maintenant 1’37’’ d’avance sur son coéquipier Lance Armstrong, et 1’46’’ sur Bradley Wiggins.

Les deux premières ascensions sont mises à profit par Franco Pellizotti, qui consolide son maillot à pois par petites touches. Si Fédrigo, puis Chavanel, se montrent entreprenants dans les premiers kilomètres, la naissance de l’échappée du jour débute au km 42, avec les initiatives de Moncoutié et de Pellizotti. Derrière eux, un groupe étoffé de 15 coureurs se forme, mais la présence de Martin, ainsi que des prétendants au maillot à pois (Pellizotti, Martinez, Kern), gêne sa progression.
Après un remaniement effectué en plusieurs phases, ainsi qu’une tentative appuyée de Hesjedal en solo, le groupe trouve un équilibre avec Van den Broek (SIL), Cancellara (SAX), Hesjedal (GRM), Astarloza (EUS), Gutierrez (GCE), Fedrigo (BBO), Moinard, Moncoutié (COF) et Spilak (LAM). Parti en contre attaque, Juan-Antonio Flecha (RAB) complète l’échappée au km 80. A dix, les attaquants progressent dans la traversée du canton de Fribourg, avec 3’10’’ au km 85.
C’est avec une avance de 3’35’’ sur un peloton jusque-là guidé par Astana, que les échappés abordent l’ascension vers le col des Mosses. L’escalade se passe aussi tranquillement à l’avant de la course que dans le peloton, où l’on n’observe aucune accélération. Au sommet, l’écart est d’ailleurs toujours de 3’25’’. La vallée qui précède l’ascension finale s’avère interminable pour les hommes de tête. Poursuivis par Astana, mais aussi par Liquigas, ils perdent une partie de leur avantage et puisent surtout dans leurs réserves d’énergie. A 22 km de la ligne, la détérioration de la situation pousse Spilak à tenter sa chance en solitaire. Son initiative est suivie par Astarloza, Van den Broeke et Cancellara, mais avec 1’ d’avance sur le peloton au pied de l’ascension finale, le projet est voué à l’échec.
Le peloton, dynamisé par les coureurs de Saxo Bank dans les premières pentes, se réduit très vite à une élite. A moins de 6 kilomètres de l’arrivée à Verbier, Alberto Contador place une accélération qui achève la sélection. Andy Schleck ne peut suivre l’Espagnol qu’à distance, laissant derrière lui un groupe composé d’Evans, Armstrong, Klöden, F.Schleck, Wiggins, Sastre, Kreuziger et Nibali. A 3 km de l’arrivée, pendant que Contador poursuit son numéro solitaire et que Spilak a été avalé, Frank Schleck attaque à son tour et finit de faire le tri parmi les ténors. Il y a ceux qui le suivent, et qui terminent l’ascension avec lui : Nibali, Wiggins et Sastre. Ceux qui ne le suivent pas sont certainement les perdants du jour : Evans, puis Klöden et Armstrong.

Avec une attaque placée à 6 km de l’arrivée, Alberto Contador a lâché tous ses rivaux dans la montée de Verbier. Il remporte l’étape et s’empare du Maillot Jaune.
« J’ai fait tout ce que j’ai pu, en mettant toutes mes forces dans la montée. Je pensais attaquer entre 4 et 5 kilomètres de l’arrivée, mais quand j’ai vu le travail fourni par l’équipe Saxo Bank, et le fait que le groupe était déjà réduit à une poignée de favoris, j’ai décidé de passer à l’action un peu plus tôt que prévu.J’avais besoin que cette étape arrive, car j’ai passé deux semaines difficiles. Et j’avais surtout besoin qu’elle se passe comme cela, avec une vraie différence faite sur mes rivaux. La seule chose qui m’importait, c’était d’avoir de bonnes jambes. Je me sentais déjà très bien, mais on a toujours des petits doutes avant d’être dans l’action. Et notamment sur le niveau des autres.Je ne crois pas que le Tour soit joué, car le plus dur, c’est la dernière semaine. Et j’imagine qu’il y aura encore du mouvement dans les étapes difficiles qui nous attendent. Ceux qui ont bougé aujourd’hui restent dangereux.Je suis évidemment ravi de prendre le Maillot Jaune ce soir. Mais je n’accorde pas plus d’importance au fait d’avoir lâché Lance Armstrong que les autres coureurs. Maintenant toute l’équipe va travailler pour défendre ma position. J’ai grandi avec Armstrong comme modèle, et c’est un honneur de savoir qu’il va rouler pour moi. »

Maillot jaune: A.Contador
Maillot vert: T.Hushovd
Maillot à pois: F.Pellizotti
Mailot blanc:A.Schleck
Comabatif: S.Spilak

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14e étape Colmar-Besançon 199km La russie en fete!  (Tour de France) posté le mardi 21 juillet 2009 10:50

Avec un groupe de 12 attaquants dans l’échappée du jour, l’éventualité de voir un sprint massif dans les rues de Besançon s’est amoindrie au fil des kilomètres. Les équipes de sprinteurs s’étant résigné, la parole a été donnée aux échappés, qui se sont livrés une explication dans le final. L’attaque de Serguei Ivanov à 11 km de la ligne a été décisive. Déjà vainqueur sur le même modèle en 2001 à Aix-les-Bains, c’est cette fois vêtu du maillot de champion de Russie qu’il franchit la ligne d’arrivée à Besançon. Son compagnon d’échappée George Hincapie est passé tout près du hold-up pour le Maillot Jaune. Il se positionne finalement au 2ème rang du général, avec 5’’ de retard sur Nocentini.


14 coureurs se détachent du peloton au km 14. Parmi eux, Mark Cavendish comprend qu’il est indésirable, et quitte au km 18 le groupe dans lequel il reste Roulston (CTT), Voigt (SAX), Maaskant (GRM), Hincapie (THR), Roche (ALM), Bennati, Willems (LIQ), LeMevel (FDJ), Minard (COF), Righi (LAM), Ivanov (KAT), Ciolek (MRM) et Timmer (SKS). L’échappée connaît dans un premier temps des difficultés à progresser (25’’ d’avance au km 44) puis persuade le peloton à l’usure. Au moment où la situation se décante, les attaquants perdent sur crevaison un associé précieux en Jens Voigt, contraint à réintégrer le peloton au km 65.
C’est donc à 12 que progresse l’échappée, qui obtient un avantage de 5’25’’ au km 75, soit exactement l’écart qui permettrait à George Hincapie d’endosser le Maillot Jaune. Cette perspective ne semble pas inquiéter les coéquipiers de Nocentini, ni les coureurs d’Astana, qui laissent l’écart s’accroître jusqu’à 8’50’’ au km 120. Toutefois, au km 145, AG2R décide de hausser sensiblement le rythme pour défendre les intérêts du Maillot Jaune italien, mais sans menacer l’échappée. A 25 km de l’arrivée, l’écart est d’ailleurs confortable pour les hommes de tête : 6’30’’.
Malgré une accélération stérile d’Hincapie à distance (35 km), l’explication ne se précipite qu’à 13 kilomètres de la ligne, où Martin Maaskant déclenche une accélération. Parmi les répliques qui suivent, Ivanov se détache réellement à 11 km de l’arrivée. A 5 km du but, le Russe a déjà accompli l’essentiel du travail, avec 25’’ d’avance sur Roulston et Timmer, les deux plus ambitieux dans la poursuite. Solide rouleur, le champion de Russie résiste à la menace de ses poursuivants, et remporte en solitaire une deuxième victoire d’étape sur le Tour de France.
Pendant ce temps, le peloton force l’allure sous l’impulsion d’AG2R pour tenter d’empêcher George Hincapie de s’en emparer. La formation Columbia, tiraillée entre la possibilité de prendre des points pour le maillot vert que vise Cavendish, et l’éventualité d’un Maillot Jaune pour l’Américain, se presse doucement pour emmener le peloton dans le final. Sur la ligne, le verdict est pour le moins serré : le peloton est arrivé avec 5’36’’ de retard sur Ivanov, et 5’20’’ sur Hincapie. Nocentini, qui est parti ce matin avec 5’25’’ d’avance sur l’Américain, garde la tête du classement général. Et Cavendish, certes vainqueur du sprint pour la 13ème place, devra encore attendre. Premièrement parce que Hushovd n’avait pas quitté sa roue, et ne perdait théoriquement qu’un point dans la bataille. Deuxièmement, parce que les commissaires de course ont jugé son sprint irrégulier, et l’ont finalement déclassé, dans le temps du dernier groupe ayant franchi la ligne d’arrivée.

Le champion de Russie a remporté sa deuxième victoire sur le Tour de France, après Aix-les-Bains en 2001.
« Je me suis montré plutôt discret jusqu’à maintenant sur ce Tour, car j’attendais le bon moment. Alors entre temps, je me suis économisé. Aujourd’hui il y avait une bonne opportunité, alors j’ai décidé ce matin que j’allais attaquer. C’était quand même difficile, car après un certain temps à l’avant, nous n’avions toujours que 20’’ d’avance. Je n’avais plus grand chose dans les jambes, mais au bout d’un moment l’écart a commencé à augmenter.
Tout le monde a pu voir que nous attendions tous le final pour attaquer, parce qu’il y avait un fort vent de face qui était gênant pour une attaque plus lointaine. A 15 km de la ligne, le groupe a vraimen t accéléré, et j’ai attendu patiemment mon heure.
C’est la première victoire d’étape de Katusha sur le Tour de France, et c’est un plaisir pour moi. Ce n’est pas le même sentiment qu’en 2001. A l’époque j’étais jeune, et je ne réalisais pas ce que c’était. Aujourd’hui, je peux l’apprécier. C’est incroyable. »

L’Italien conserve le Maillot Jaune avec maintenant 5’’ d’avance sur George Hincapie
« C’était vraiment difficile aujourd’hui, parce que nous étions épuisés par tous les efforts fournis dans la semaine. Nous avions un coureur à l’avant, donc nous n’avions pas à rouler, mais George Hincapie nous faisait prendre le risque de perdre le Maillot Jaune. Alors à 50 km de l’arrivée, Vincent Lavenu nous a dit : « allez-y, reprenez les garçons à l’avant ». Ce n’était pas possible de revenir, mais nous pouvions limiter les pertes et essayer de garder le Maillot Jaune. Je leur ai dit que s’ils n’étaient pas prêts à y aller, ce n’était pas grave. Ils ont déjà tellement travaillé pendant les derniers jours. Et en fait, je garde la tête du classement général pour 5’’, alors je suis vraiment ravi de la façon dont se passe ce Tour. Je suis touché par l’engagement de mon équipe. »

Maillot jaune: r.Nocentini
Maillot vert: T.Hushovd
Maillot à pois: F.ellizotti
Mailot blanc: t.Martin
Comabatif: M.Maaskant

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13e étape: Vittel-Colmar:200km: Final remplie d'émotion pour Haussleur...  (Tour de France) posté le mardi 21 juillet 2009 10:43

Eventuellement attendu pour créer la surprise face à Cavendish, le sprinteur allemand Heinrich Haussler s’est imposé dans l’étape particulièrement vallonnée des Vosges. Parti dans une échappée dans le troisième kilomètre de course, le poisson pilote traditionnel de Thor Hushovd a passé sa journée à l’avant de la course, en partie avec Sylvain Chavanel, puis en solitaire pendant plus de cinquante kilomètres. Derrière lui, les favoris paralysés par la pluie se sont observés sans s’attaquer. Brice Feillu, parmi les rares ambitieux du jour, gagne sa place dans le Top 20 grâce à une offensive de fin d’étape. Pellizotti s’empare du maillot à pois, et Thor Hushovd récupère le maillot vert.


C’est dans le troisième kilomètre de course que Christophe Moreau (AGR) accélère, immédiatement suivi par Heinrich Haussler (CTT). Dans leur sillage, Voigt (SAX), Garate (RAB), Perez Moreno (EUS), Uran (GCE) et Chavanel (QST) se lancent dans une contre attaque. La jonction s’opère au km 7. Mais plusieurs équipes tentent de placer un des leurs dans le groupe d’attaque du jour : Garmin, Lampre, Liquigas ou encore Cofidis empêchent l’échappée de gagner du terrain. Dans un premier temps, les sept leaders de l’étape ne peuvent s’éloigner à plus de 50’’ (km 18).
L’insistance du peloton à retenir l’échappée (22’’ au km 49) pousse Heinrich Haussler à bousculer le groupe. Il accélère au km 57, puis continue sa route en compagnie de Ruben Perez Moreno et de Sylvain Chavanel. La composition du trio étant jugée acceptable, l’écart monte rapidement à 6’30 (km 75), puis 9’10’’ au ravitaillement (km 94,5), et 8’30’’ au pied de l’ascension vers le col de la Schlucht.
Au pied de l’ascension, le peloton se présente avec un retard de 7’30’’. Au sommet, Haussler et Chavanel ont perdu Perez Moreno. Le duo a surtout concédé une bonne partie de sa marge. Le groupe Maillot Jaune, qui ne comporte plus qu’une quarantaine de coureurs, a accéléré sous l’impulsion des coureurs d’Astana, puis de Saxo Bank : son retard sur Chavanel et Haussler n’est plus que de 3’10’’.
Dans la descente, Haussler lâche progressivement Chavanel et s’engage dans un long raid solitaire de plus de 50 km. Derrière, Txurruka et Brice Feillu profitent de la descente pour partir en contre attaque. La fin de parcours s’avère douloureuse pour Chavanel, qui craque dans les ascensions suivantes (45’’ au col de Bannstein ; 3’50’’ au col de Firstplan). Amets Txurruka se rapproche de Haussler sans l’inquiéter, tandis que Brice Feillu, certes distancé, cherche dans le final l’opportunité de se rapprocher du Top 10 du classement général.

Sous la pluie et livré à lui-même, Heinrich Haussler franchit la ligne d’arrivée de Colmar avec 4’10’’ d’avance sur Amets Txurruka. Le sprint du peloton, réglé par Thor Hushovd pour la 5ème place, permet à l’équipe Cervel de réaliser un « petit chelem » sur l’étape, en reprenant le maillot vert à Mark Cavendish.

Le coureur allemand remporte après 197 kilomètres d’échappée, dont une cinquantaine en solo, sa première victoire sur le Tour de France.
« Cela représente beaucoup pour moi, c’est pourquoi j’ai été un peu dépassé par mes émotions à l’arrivée. J’habite à une quarantaine de kilomètres de Colmar, donc je connais très bien cette région. Et c’est le genre de climat que j’aime bien pour courir. J’ai fait quelques unes de mes meilleures courses sous la pluie, c’est pour cela que je voulais être dans l’échappée ce matin.
J’étais un peu inquiet au début car il y avait de bons grimpeurs dans le groupe, mais il ne travaillait pas correctement. Alors j’ai attaqué deux ou trois fois pour essayer de créer des cassures et de rendre l’échappée plus facile. Il faisait tellement froid aux sommets, j’étais congelé. Et cela dépense beaucoup d’énergie. Je crois que pendant la journée, je suis resté dans la même forme pendant que les autres allaient de moins en moins bien. C’était la clé de mon succès.
Après les classiques, j’ai passé trois ou quatre semaines sans vélo. Je ne savais pas ce qui s’était passé exactement, cela pouvait être la chance du début de saison, etc. Ensuite quand je suis revenu, j’ai eu quelques secondes places, et maintenant cette victoire sur le Tour, c’est incroyable. C’est un des jours les plus heureux de ma vie.
J’ai pensé que Chavanel jouait avec moi, car il ne prenait pas les relais correctement. Mais en réalité, il n’avait juste plus d’énergie. Alors j’ai pris tous les risques dans la descente et j’ai attaqué à 50 km de l’arrivée. Ensuite, j’ai mis les pleins gaz jusqu’à Colmar. »

Maillot jaune: r.Nocentini
Maillot vert: T.Hushovd
Maillot à pois: F.Pellizotti
Mailot blanc: t.Martin
Combatif: H.Haussler

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12e étape: Tonerre-Vittel 211,5km: Sorensen le courageux!  (Tour de France) posté le mardi 21 juillet 2009 10:38

Fidèle équipier de la formation Saxo Bank, Nicki Sorensen a bataillé dès le début de la journée pour rejoindre au km 75 de l’étape une échappée tardivement formée, avec sept coureurs au total. Travailleur, mais peu réputé pour ses talents de finisseur, il a choisi de quitter ses compagnons de route à 23 km de l’arrivée, puis s’est débarrassé de son dernier adversaire, Sylvain Calzati, à 5,5 km de la ligne. A 34 ans, le Danois remporte sa première étape sur le Tour de France. Derrière, les équipes des sprinteurs du peloton n’ont jamais réellement lancé de poursuite, laissant aux équipiers du Maillot Jaune la responsabilité d’entretenir le rythme.

Les candidats à l’échappée sont systématiquement repris par le peloton en début d’étape. La première ascension donne l’occasion d’oser une attaque, mais Millar (GRM), Bennati (LIQ) et Lequatre (AGR), qui poursuivent leur effort après le passage au sommet, sont presque aussitôt réintégrés. La vivacité du peloton place Mark Cavendish dans des dispositions parfaites pour une nouvelle confrontation avec Thor Hushovd, sur la ligne du sprint de Channes (km 32), où il empoche deux points de plus que son rival.
La bataille pour les points se joue aussi dans la hiérarchie du classement de la montagne. Sur la côte de Gye-sur-Seine, puis sur la côte d’Essoyes, Franco Pellizotti et Egoi Martinez poursuivent leur mano a mano, tandis que Laurent Lefèvre profite de l’ascension pour placer un démarrage. La formation d’échappée la plus laborieuse depuis le début du Tour 2009 se dessine avec ses contours définitifs au km 75 avec Martinez (EUS), Pellizotti (LIQ), Pauriol (COF), Lefèvre (BBO), Calzati (AGR) et Fothen (MRM), rejoints par Nicki Sorensen (SAX).
Le groupe d’attaque progresse jusqu’au km 115, où il passe avec une avance maximale de 4’25’’. Si les coureurs de Columbia rompent avec leur habitude de mener la poursuite sur les étapes de plaine, AG2R La Mondiale se charge de maintenir un rythme suffisant pour garder l’écart dans des proportions acceptables, avec 4’10’’ à 50 km de l’arrivée. La perspective de voir un baroudeur s’imposer ne semble pas perturber les équipes des sprinteurs, qui restent en retrait toute la journée.
A 25 km de l’arrivée, l’écart de 4’ semble suffisant pour les 7 attaquants du jour, mais Sorensen s’inquiète de ses chances dans le cas d’une arrivée dans cette configuration. Le Danois accélère donc à 23 km, emmenant avec lui Sylvain Calzati. Le duo se présente à 10 km de la ligne avec 13’’ d’avance sur leurs anciens compagnons de route. Nicki Sorensen prend son destin en mains et se débarrasse de son dernier rival à 5,5 km de l’arrivée. En solitaire, Sorensen impressionne immédiatement ses poursuivants : il termine son effort sans menace, et remporte sa première étape sur le Tour de France.

Vainqueur de sa première étape sur le Tour de France, Nicki Sorensen a placé deux attaques décisives en fin de course. Il remporte également le prix de la combativité.
« Il y a eu beaucoup d’attaques en début de course. C’était très dur, et je crois que nous avons assisté à une très belle course de vélos. J’étais content de rejoindre ce groupe qui s’était échappé un peu avant moi. Tout le monde a travaillé parfaitement, c’était une bonne échappée.
Avant aujourd’hui, ma plus belle victoire c’était une étape du Tour d’Espagne, mais maintenant je suis encore plus heureux. J’ai maintenant 34 ans, et c’est important pour moi de me montrer performant à cet âge. J’ai commencé la compétition à 19 ans, et je me suis toujours dit que ce serait bien de pouvoir continuer longtemps. Je pense qu’aujourd’hui j’ai montré que c’était possible.
Ce qui a déclenché mon attaque à un peu plus de 20 km, c’est que Pellizotti se trouvait dans le groupe. Et je sais qu’il est très rapide au sprint. Il aurait probablement été imbattable. Sur la fin j’étais très nerveux car avec la voiture rouge derrière moi, je ne voyais pas où se trouvaient les autres. Mais cela s’est très bien passé. »


Maillot jaune: r.Nocentini
Maillot vert: M. Cavendish
Maillot à pois: E.Martinez
Mailot blanc: t.Martin
Comabatif: N.Sorensen

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